Affichage des articles dont le libellé est Sous littérature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sous littérature. Afficher tous les articles

lundi 16 mai 2016

Welcome to Harmony: Du zombie tech et un hommage à Stephen King

Attention, en recherchant sur le net, vous trouverez très certainement la référence vers le film extinction, très moyen et qui ne rend pas l'ambiance particulière du roman.
La troisième guerre mondiale a tout dévasté à coup d'armes génétiques et biologiques. Contrairement au film, le livre ne fait d'ailleurs pas référence au zombie traditionnel.
Dans la petite ville d'Harmony dans la banlieue de Bangor, il ne reste que trois survivants. Jack et sa fille Lu vivent en face de la maison de Patrick. Une simple rue les sépare mais en réalité toute une histoire qui fait que les deux protagonistes majeurs se vouent une haine durable. Chacun survit comme il le peut, Patrick grâce à l'alcool, Jack grâce à sa fille.

Les survivants ont pris un rythme de vie plein d'habitudes jusqu'au jour où tout change. Les reliquats de la guerre, des sortes de morts vivants améliorés apparaissent dans la bourgade et mettent en péril la survie des protagonistes.Mais attention, on est loin du zombie classique, ici il s'agit de véritables armes de guerre, rapides, puissantes, capables de se camoufler et de communiquer entre elles.
On les voit relativement peu dans le roman l'essentiel étant les rapports entre les deux hommes et leur passé.
Cette nouvelle attaque les conduira à faire le point sur leur passé, sur leur mode de vie.
Le roman est plutôt très prenant bien que l'action ne soit pas au centre de l'intrigue. Un véritable hommage à Stephen King non pas tant dans la localisation de l'histoire mais avant tout par la profondeur des personnages et l'origine de leurs conflits.
A lire absolument bien que bien loin du zombie classique. Juan de Dios Garduno réalise ici un roman véritablement nouveau et prenant.

dimanche 15 mai 2016

Culture zombie: les zombies pour les nuls et aussi les autres




Matt Mogk ne dira rien à beaucoup d'entre vous puisqu'l est le fondateur de la Zombies Research Society (http://zombieresearchsociety.com/) et que ça ne parle pas à grand monde. Pour faire simple c'est un mouvement qui essaie d'avoir une vision exhaustive de tout ce qui touche au zombie et qui se lit fréquemment avec des chercheurs pour travailler sur des scénarios économiques, stratégique, scientifiques....

Bref, là n'est pas le sujet, mais il faut retenir que Matt Mogk est du coup un expert dans le domaine et il est intraitable sur les bouses qui profitent de la mode zombie.
A mon sens cet essai a plusieurs buts. D'abord, c'est un condensé de culture zombie et vous y trouverez des informations inédites notamment en lien avec la recherche scientifique la plus sérieuse.

Ensuite c'est un livre d'initiation pour les ignorants sur le sujet. ils comprendront alors que tout cela est bien plus qu'un amusement qu'il s'agit d'une véritable culture avec ses références, son histoire, ses ratés, ses crises et son renouveau.

Enfin, les initiés trouveront dans le livre quelques infos et surtout seront ravis de se sentir compris dans ce monde ou un bouquin sort quasiment tous les jours en faisant référence à l'amour des zombies pour les cerveaux (c'est d'ailleurs à cela que l'on reconnaît les mauvais)


Un excellent ouvrage pour tous donc, que je conseille vivement.

samedi 14 mai 2016

Tandis que le monde meurt: Thelma et Louise chez les zombies

Ou à peu près. Ce n'est pas la meilleure série sur le sujet zombie que j'ai lu mais elle s'en sort honorablement malgré quelques poncifs et facilités.
On suit donc Jenni, une mère au foyer malheureuse et Katie une procureure dynamique. l'une est l'autre voit leur vie bouleversée lorsqu'une mystérieuse épidémie fait revenir les morts à la vie.
La série débute très vite et il n'y a pas de longueur puisque on entre illico dans l'infection. henni découvre son mari en train de manger son nouveau né, Katie doit faire face à sa conjointe qu'elle découvre zombifiée.
rapidement les deux se retrouvent et prennent la route. Le premier volume est très dynamique. les zombies sont classiques et il n'y a pas d'âneries notables. Comme c'est la mode e ce moment, le coeur du sujet est la survie d'une communauté qui doit faire face aux difficultés de ravitaillement et à la menace permanente d'une attaque massive.
Les deux personnages vivent avec leurs démons et sont chacune à leur façon dérangées
Le second volume est nettement plus mou et fais la part belle à la romance. Les personnages les plus importants sont très clichés et deviennent rapidement des survivants modèles.
malgré ces quelques points négatifs, on passe un bon moment tout de même.


Le pont point est que les deux personnages et l'histoire ne tombent pas dans les clichés de la bitlit et sont bien traités comme n'importe quel personnage.

lundi 28 décembre 2015

In vitro: Mad Max chez les zombies

Une fois n'est pas coutume, on se retrouve en Australie avec des zombies hors norme.
Le scénario de départ est simple. il y a 10 ans, les humains ont perdu la guerre contre les zombies qui règnent désormais en maîtres absolus. mais voilà, pas seulement parce qu'ils sont partout et bouffent les survivants, parce qu'ils ont réellement pris le pouvoir et imposé leurs conditions.
car en effet, ici, les zombies ne sont pas des morts décérébrés. Les mieux alimentés, réfléchissent car les cellules souches qu'ils consomment régénèrent leurs fonctions cérébrales. Le roman de Paul Mannering est donc à la fois classique et surprenant autant dans l'origine des zombies que dans leur évolution.

Ayant conscience que la nourriture viendrait à manquer, les Evols (ainsi sont qualifiés les zombies les plus avancés) ont passé un pacte avec les survivants. ceux-ci leurs fourniront des clones appelés becquetailles pour nourrir les zombies et en échange, les zombies toléreront les survivants. Dans les zones reculés, les zombies mal nourris eux se comportent classiquement.
Le héros, originaire de Sydney est un héros à la mad_max. il effectue des courses pour qui voudra bien le payer, zombie ou humain et ne se préoccupe que de survivre un jour de plus. Jusqu'à cette dernière course que lui confie un Evol et qui le mènera dans un road movie riches en rebondissements. Accompagné d'une becquetaille qu'il a libéré, il parcourra l'Australie, rencontrant le meilleur et le pire. c'est un peu le point faible du roman d'ailleurs, on retrouve des situations assez classiques d'entraide puis des rencontres avec des survivants bien moins sympathiques. 
La question de l'évolution des zombies bien que très présente est en fait  rapidement écourtée et la plypart du temps, on se retrouve avec des zombies assez classique. L'aventure australienne est elle assez intéressante, les communautés rencontrées parfois surprenantes.
L'histoire est plaisante et on ne s'ennuie pas même si les situations peuvent parfois être répétitives et que le bain de sang soit omniprésent.

mardi 5 mai 2015

Les survivants: ça se passe pas comme prévu et c'est pas plus mal

le capitaine Lee Harden est surentrainé, surarmé, suréquipé. A en croire les débuts du roman, c'est quasiment un surhomme. Il faut partie des 48 soldats américains sélectionnés pour le programme hometown: Un soldat surentrainé par état est chargé de ce cantonner dans un bunker au moindre problème. Si, au bout de trente jours, il ne reçoit aucune nouvelle du gouvernement en place, il doit accomplir sa mission qui se résume en trois ordres. Il doit survivre, protéger et reconstruire. Son but est donc, en cas de problème de relier entre elles les communautés survivantes, et d'aider à la reconstruction d'un gouvernement. Habituellement, tout se passe bien. En cas d'alerte, Lee Harden reste enfermé sans son bunker suréquipé et attend les ordres. la plupart du temps, au bout de quelques jours, il ressort et l'alerte d'avère minime. mais voilà que débarque le virus Fury, une sorte de fièvre emportant 90% de la population et particulièrement toute personne en contact direct avec un infecté. Les malades son transformés en dangereux psychopathes, ultra violents. Lee Harden entre dans son bunker comme à l'accoutumée mais tout ne se passe pas comme prévu. Au bout de trente jours aucune nouvelle, il doit donc accomplir sa mission et tout ne se passe pas comme prévu. Il doit donc survivre, ce qui semble simple vu son équipement, protéger les survivants (ce qui s'avérera compliqué) et reconstruire (on en est loin). C'est donc le début d'une série très prometteuse.
Alors qu'y a-t-il de prometteur. Si le début semble assez classique et finalement très américain, finalement, l'ouvrage s'avère assez sympa. Certes, le monsieur est très entrainé, très armée, mais tout ne se passe pas comme prévu. C'est un point fort de l'ouvrage, on ne lutte pas ici contre des hordes de zombies  décérébrés, mais essentiellement contre des humains ayant abandonné tout contrôle et toute éthique. Donc à sa sortie, il a bien sûr affaire à des zombies, mais cela n'est rien, il a surtout affaire àn des humains qui sont tombés dans le pire de ce que l'humanité peut proposer. certes, il survit, c'est sa mission, certes il protège, mais rien  ne se passe comme prévu et c'est ce qui est plaisant.
Un bon livre de zombies qui vous propose bien plus que cela. On se croirait presque dans un spinoff de walking dead où, au final les seuls ennemis sont des humains ayant perdus toute humanité.
Pour le premier volume autant vous le dire tout de suite, quasiment aucun zombie (un, puis un petit groupe, puis un plus gros groupe) mais beaucoup d'humains et un personnage très sûr de lui qui au final, doit revoir totalement ses plans.
Certains aspects sont caricaturaux mais cela semble assez volontaire et le tout fait ressortir la faiblesse d'un homme surentrainé, pas vraiment préparé à ce que l'humanité a à offrir de pire. J'attends la suite mais je conseille déjà ce premier volume aux amateurs de zombies.

dimanche 18 janvier 2015

Homeland of the dead: et si même l'armée paniquait face aux zombies

Un vent frais dans l'univers zombie que cet ouvrage de Craig Di Louie. Frais car d'une part les zombies n'en sont pas vraiment, frais car les héros n'en sont pas vraiment, frais car on ne pose de vraies questions.
Suite au déclenchement d'une épidémie virale sans précédent, les Etats-Unis décident de rapatrier toutes leurs troupes présentes sur la planète.
L'enjeu, sauver le pays de la paralysie et de la violence qui suit cette épidémie. Violence toute humaine s'il en est. L'économie en berne entraîne son lot de violences. On notera d'ailleurs dans l'ouvrage une belle analyse des conséquences d'une épidémie grave ne touchant qu'une dizaine de pourcent de la population.
Mais voilà, la maladie évolue. une partie des malades de cette fièvre déclenche un comportement violent, agressif. Ceux-ci sont contaminant et déclenchent les mêmes symptômes chez leurs victimes. Mais ils ne sont qu'une minorité des malades, les autres étant soit impotents soit mourants.
L'armée devrait donc maintenir la situation en attendant que tout s'arrange. mais voilà la minorité violente des malades tends à grossir de façon exponentiel, chaque blessure entraînant la contamination.
Les militaires, récemment revenus d'Iraq sont d'abord confrontés aux réactions humaines, émeutes, peur etc... Mais très rapidement, ils doivent faire face à une mute d'enragés.
Pour ne pas spoiler je vais en rester là sur l'histoire.
ce qu'il faut retenir du roman est que l'on a à faire à des hommes avant tout. le côté militaire s'il est important dans les opérations menées, reste mineur sur le plan des personnages. ce sont des hommes qui ont eux-aussi envie de retrouver leurs familles, qui ont peur, qui se questionnent. Au cours de l'histoire ils doivent prendre des décisions fondamentales, notamment celle de tuer ceux qu'ils sont au départ venus défendre. Des questions éthiques, des questions métaphysiques pour certains, des réactions humaines avant tout. Chaque soldat récurrent de l'ouvrage se trouve volontairement affublé d'un trait de caractère dominant permettant d'abord différentes questions., et sans que cela soit pour autant caricatural. des zombies pas morts mais incontrôlables et donc encore humains.
Bref, j'ai adoré

dimanche 21 décembre 2014

Zombie Fallout: C'est américain, donc c'est bien (Ash quote)

Décidémment, Panini books publie beaucoup et c'est encore une fois pas mal, hyper caricatural mais sympa.
pas de psychologie à deux balles et tout se justifie. la famille Talbot vit dans un quartier fermé, sécurisé. Le père, survivaliste dans l'âme, ancien marines, collectionne les armes et a préparé sa famille au pire. Et voilà le pire arrive. Pour faire face à une épidémie de H1N1 particulièrement virulente, le gouvernement sort rapidement un vaccin mal testé. rapidement les gens meurent en masse, mais surtout, ils se relèvent et sont contagieux.
Vous vous douterez que la famille Talbot a tout pour s'en sortir. l'aspect caricatural est volontaire à mon sens. On se retrouve dans du hyper classique, mais rapidement, les choses changent.
Car les zombies si classiques tendent à changer, certains se révélant particulièrement intelligents. L'auteur a dû consulter le guide de survie en territoire zombie puisque de nombreuses recettes y sont reprises. Mais faire face à des zombies intelligents capables de coordonner une attaque massive, là c'est autre chose.
beaucoup d'humour, du fight, c'est assez sympa. Ce n'est pas révolutionnaire pour deux sous mais voir l'organisation d'un quartier pour faire face à la maladie mais aussi aux autres humains est assez classique tout en apportant une touche d'humour assez improbable (imaginez un peu que vous soyez coincés avec vos voisins). Sans spoiler, on notera aussi une touche surnaturelle qui ne s'expliquera qu'après le premier tome.
C'est très américain, c'est très cliché mais on se marre et on vit avec la Famille Talbot et finalement on y croirait presque. Ce sera probablement une prochaine production tellement ça colle bien au mythe zombie.

Le dernier bastion: et si on ne savait pas que les zombies sont déjà là

On est très habitué aux histoires de zombies où une infection se déclenche et  où l'on constate rapidement l'étendue des dégâts.
Le dernier bastion propose une autre vision des choses. On prend 15 personnes isolées sur une plateforme pétrolière plus ou moins à l'abandon. Une infection se déclenche, là cela reste classique. Mais voilà, que deviennent alors 15 personnes coupées du monde, sans contact, sans informations. C'est ce que propose cette série de romans le dernier bastion (enfin le début). On suit Jane, une femme prêtre venue là, on ne sait pas exactement pourquoi, fuir en tous les cas, comme bien d'autres. Les employés de la plateforme tuent l'ennui comme ils le peuvent.
Mais voilà, ils se retrouvent rapidement coupés du monde sans savoir pourquoi. les derniers éléments à leurs disposition font état de violences un peu partout dans le monde.
Le bateau qui doit passer les chercher ne vient pas, ils doivent s'organiser pour tenir l'hiver et ses conditions abominables. Mais bien mois abominables que ce qui les attend vraiment.
Le côté original de cette série de bouquins est que l'on ne découvre l'existence de zombies qu'après un bon tiers du premier tome et que l'essentiel demeure très psychologique, l'ennemi étant avant tout en eux-même. Très rapidement, une découverte étrange les place face au mal.
L'origine en est par ailleurs très mystérieuse et il faudra attendre le deuxième tome pour en découvrir un peu plus, le premier étant avant tout une lutte pour la survie et la découverte du mal qui touche les humains.
Je ne vais pas spoiler sur le fond de l'histoire. Ici les humains ne font pas face seulement à une horde de zombies, d'ailleurs comment une horde viendrait-elle au pôle Nord, mais face à la rudesse des éléments, l'angoisse et leurs défauts.
le style est aussi assez nouveau puisqu'il s'agit ici d'une littérature toute britannique qui joue peu sur la corde du super héros et les armes (d'ailleurs sur une plateforme pétrolière, les armes se font rares).
C'est encore du Panini Book, c'est encore bien sympa et assez original pour mériter le détour. L'auteur paraît bien documenté sur le fonctionnement des plateformes pétrolières et rend très justement ce sentiment d'isolement. A lire.

samedi 16 août 2014

L'armée des morts: des zombies à la pelle de tous les genres

A première vue, on se croirait dans le remake de Zombi de Romero mais non, il s'agit bien d'un ouvrage. En fait un recueil de 19 nouvelles sur les morts vivants.
Les noms mis en avant sur la couverture parleront évidemment aux amateurs du genre mais aussi à d'autres car tous les auteurs ne sont pas spécialisés dans le genre zombie.
19 nouvelles donc, on pourrait se dire que cela fait beaucoup et que cela risque de tourner en rond. mais en fait, le choix des nouvelles n'a justement pas été laissé au hasard et on se retrouve avec 1ç nouvelles bien dissociées les unes des autres abordant non pas le thème du zombie mais celui du mort vivant par des biais bien variés.
Max Brooks donnera une idée de ce qu'est devenu le monde après Word War Z et comment désormais l'économie a été marquée par l'invasion zombie.
On retrouvera des zombies issus du vaudou, du zombie futuriste qui sert dans l'armée ou encore des zombies de la fin du monde.
Les amateurs des zombies à la Romero seront à la fois comblé et déçus car ici, on surfe sur tous les genres. le zombie rapide enragé, le zombie mou, mais aussi le zombie pensant.
Toutes les nouvelles ne se valent pas mais elles sont toutes surprenantes tant par les thèmes abordées que par le style utilisé comme cette histoire de zombies raconté uniquement par twitter.
Un très bon moment avec certaines nouvelles que l'on aurait souhaité voir se transformer en roman.

mercredi 30 juillet 2014

La chute du gouverneur: un bon cross over

Dans la série des romans dérivés de Walking dead par Robert Kirkman et Jay Bonansinga, on a déjà vu l'ascension du gouverneur qui raconte l'arrivée du gouverneur à Woodbury et la Route de Woodbury qui relate les aventure de Lilly Caul, arrivant à Woodbury.
La chute du gouverneur reprend le petit village fortifié de Woodbury comme décor et on retrouve désormais le gouverneur installé, Lilly Caul se posant de moins en moins de questions.
mais surtout on retrouve les héros de The Walking dead, Michonne, Rick et Glenn.
le roman se situe au moment de la rencontre entre les protagonistes de la bande de Rick et le gouverneur.
On y apprend donc ce qui s'est passé dans Woodbury, comment Rick a perdu sa main, ce qu'a subi Michonne et la conduira à une haine sans bornes pour le gouverneur, et  en détail, ce qu'il adviendra du gouverneur.
On se retrouve donc en terrain connu avec des passages connus mais que l'on revoit avec un oeil différent, l'oeil des habitants de woodbury, l'oeil des sbires du gouverneur.
Qui est le méchant au final. le gouverneur certes, mais nos héros préférés ne sont pas forcément perçus comme bienveillants.
Si l'accent est clairement mis sur la cruauté du gouverneur, on y apprend aussi que les hommes sont prêts à encourager et supporter un tel personnage dans le seul but de survivre.
cette suite est excellente et apporte un peu de nouveau dans la vision de ce personnage singulier qu'est le gouverneur.

dimanche 27 juillet 2014

LZR-1143: des grosses ficelles zombies mais du plaisir


On se retrouve encore une fois avec un roman causant de zombies. je sais, ça fait beaucoup mais les vacances ça sert à rattraper le retard non? Donc encore une fois, un virus, propageant des zombies apparaît aux Etats-Unis et encore une fois, un héros va survivre.
Oui, certes, il y a déjà de la ficelle mais ce n'est pas n'importe quel héros. Non, celui-ci est dans un asile psychiatrique et se pose beaucoup de questions.
Tout débute donc dans un asile psychiatrique. Le héros, un acteur de films d'action, y est enfermé pour le meurtre sordide de sa femme. Donc le personnage n'est pas sain, il ne sait même pas si il a effectivement tué sa femme ou non.



On se retrouve donc avec un personnage aux multiples facettes, qui se pose beaucoup de questions. D'ailleurs, en lui une voix parle en permanence. c'est assez sympa de se retrouver face à un personnage qui se livre à de nombreuses introspections de ce genre.
Mais pour le reste, on sort les ficelles. Les zombies sont les zombies, rien ne change et ce n'est peut être pas un défaut car au final, cela rattrape quelques lourdeurs scénaristiques.
Le héros s'évade de son asile avec une psy. Grâce à elle, son introspection finira par évoluer jusqu'à découvrir un terrible secret le reliant directement à l'épidémie de zombies. Pour ne pas spoiler je n'en dirais pas plus. L'histoire d'amour entre le héros et la psy est si évidente que je ne pense pas livrer un grand secret, elle fait partie des lourdeurs du scénario.
De même quelques scènes faisant de notre héros un potentiel sauveur de l'humanité entière.
Mais voilà, bien que tiré par quelques grosses ficelles, le tout reste assez cohérent et les différentes scènes restent très crédible. le tout est écrit dans un style assez vivant ne laissant pas de grosses longueurs.
Contrairement à Apocalypse-Z, on ne connaît pas l'origine de l'épidémie. L'action débute dès la première page et en quelques pages on se retrouve au coeur de l'infection. Mais on découvre cette origine au cours de l'aventure jusqu'à l'existence d'un projet secret appelé Lazare.
Au final je conseille ce roman de Bryan James et attend la suite puisqu'il réussit à créer des personnages attachants dont on veut connaître l'évolution et le devenir. A priori il existe trois tomes de cette série et un quatrième serait prévu.


samedi 26 juillet 2014

Apocalypse-Z: des zombies sauce européenne

Le problème avec les modes, c'est que tout le monde veut s'y mettre et franchement parfois avec un résultat désastreux.  Devant le rayon de la librairie, je me suis trouvé face à un dilemme, acheter ou pas ce livre d'un espagnol avec une pochette très similaire au genre dans son entier.
Non pas que je méprise la littérature espagnole mais il faut reconnaître qu'en matière de zombies, ce n'est pas ça et que beaucoup d'auteurs mineurs français se jettent sur les modes ne pouvant vivre d'une autre forme de littérature. Ce qui m'a convaincu: l'auteur a la côte dans le genre en Espagne il est même de façon exagérée, qualifié de Stéphen King espagnol; faut reconnaître que les espagnols depuis quelques années ont donné du très bon en terme de film d'horreur/épouvante et que probablement ça pouvait se retrouver dans la littérature.
Bref, j'achète.
Donc tout commence par la vie quotidienne d'un avocat dans une banlieue plutôt cossue. Sa vie semble réussie matériellement mais il a perdu sa femme depuis quelques années et ne s'en remet pas vraiment. il tient un blog pour raconter sa vie et dire ce qu'il a sur le coeur. Puis des événements se multiplient. Un incident dans une ex république soviétique marque la presse mondiale. De là, les faits s'accélèrent, un virus s'est échappé.
Le premier atout du roman est que l'on ne rencontre les zombies, l'infection et tout ce qui va avec qu'assez tard. On suit avant tout la chronique d'un événement dans la presse, le manque d'informations, la réaction des politiques. c'est plutôt bien vu et si souvent trop rapidement traité dans les autres ouvrages. car en cas de virus de ce genre, la presse serait évidemment une fenêtre merveilleuse à analyser.



Puis le virus parvient à toucher l'Espagne. L'auteur Manel Loureiro connaît très bien la Galice, région où il situe son aventure. Pour être honnête j'ai adoré, l'aspect géographique de l'ouvrage. on découvre une région sans descriptions interminable comme si, suivant le héros, on était des habitués. il y aurait des études à faire sur la géographie en cas de virus de ce genre. 
Bref, je m'éloigne du propose. on suit donc cet avocat de héros de sa banlieue cossue qu'il finit par être obligé de quitter, sa volonté de survivre qui croît avec les événements. Le roman est plutôt très rythmé, au gré bien sûr des zombies, mais surtout  au gré des évolutions du héros. on est même pas surpris lorsqu'il se retrouve sur un navire ukrainien en proie à des marins plus proches de mafieux.
c'est là le talent de l'auteur, tout est très vraisemblable. le héros n'est pas un as de la gâchette, c'est un européenne, comme tout le monde, pas doué pour les armes, qui doit s'adapter.
Ca change de la littérature américaine où forcément les armes sont très présentes.
les zombies eux-mêmes sont classiques, ni lents ni rapides toutefois. l'auteur souligne d'ailleurs leurs difficultés motrices tout en rappelant qu'à cette vitesse ils parviennent à surprendre, pas le nombre, par leur silence...
J'ai trouvé le tout très rythmé, les personnages rencontrés par le héros très crédibles humainement et les différentes situations, parfois énormes il faut bien l'avouer, ne surprennent au final pas tant que ça, et tout semble très plausible. j'ai commandé la suite sans sourciller. on est bien en Europe, ce n'est pas une pâle copie d'un équivalent américain. D'ailleurs le roman se compose comme Chroniques de l'armageddon, par une succession de billet de blogs puis d'une carnet de notes, mais n'en est absolument pas une copie. 
bref, une preuve que le genre est possible chez nous, j'ai hâte de voir ce que cela pourrait donner en France.



Vampire Story: entre bitlit et renouveau sur le genre

On vient de voir que david Wellington était capable de faire du très mauvais, mais très mauvais en matière de zombie avec Zombie Story. Et bien contre toute attente, il est capable de très bon avec les vampires.
Entendons nous bien, l'auteur semble avant tout surfer sur les modes et a voulu ramasser le pactole en surfant cette fois sur de la bitlit pour adolescente ou mère au foyer. Et bien contre toute attente, c'est certes de la bitlit par bien des points mais cela renouvelle quelque peu le genre vampire avec de bonnes idées quant aux bestioles et aussi quant aux héros.
L'histoire débute par celle de Jameson Arkeley un US Marshall responsable de l'élimination des derniers vampires dans les années 1980 peu après leur découverte. Pourquoi élimination? Et bien parce que les vampires ici ne sont pas des rigolos. Non ils ne brillent pas au soleil et ne sauvent pas la belle jeune fille mal dans sa peau. ici les vampires vident les humains de leur sang en leur déchirant les membres pour que cela aille plus vite. d'ailleurs les vampires sont rares car ils souffrent d'un défaut  inhérent à leur nature.

A partir du moment où ils deviennent vampires, ils ont tendance à s'abimer avec le temps au point que les plus vieux doivent absorber des quantités considérables de sang pour survivre dans un piteux état.
Donc Jameson Arkeley sauve l'humanité en tuant les derniers vampires. Tous sauf un.
Justinia Malvern autre, protagoniste récurrente, est la dernière vampire existante. Elle n'est plus en état de faire quoi que ce soit à qui que ce soit. Elle est la plus âgée et ne peut donc se nourrir seule tellement son état est pitoyable. mais la justice a décidé qu'en tant qu'être vivant, elle ne pouvait être exécuté, n'ayant elle-même pas commis de crime.
Mais voilà, les vampires réapparaissent. Une jeune policière de la route, Laura caxton se retrouve confrontée à un cas d'attaque. lors de l'enquête elle rencontre Jameson Arkeley désormais âgé lui aussi et devient son bras droit dans la nouvelle lutte contre les vampires. Difficile de ne pas spoiler, mais on suivra les trois personnages tout au long des trois volumes/
Laura caxton, en bien meilleur état que Jameson Arkeley deviendra la nouvelle experte en vampires, chasseuse de son état. C'est elle la véritable héroïne.
L'extrême violence des vampires est extrêmement plaisante dans la série. cela renouvelle le genre et fait oublier l'insipide bitlit désormais tellement répandue depuis les Twillight. les vampires sont cruels, violents. Les personnages sont aussi particulièrement attachants. Laura Caxton évolue de la frêle policière qui met des PV à l'impitoyable chasseuse de vampires. Son évolution se fait naturellement et on comprend que les épreuves subies aboutissent à des changements considérables. Jameson Arkeley, abimé par sa lutte déjà ancienne apparaît comme un mentor impitoyable et on est bien loin du pygmalion à l'ancienne. Enfin Justinia Malvern, la dernière vampire, apporte aussi son lot de surprises.
A découvrir donc bien que ce ne soit pas de la grande littérature. Certaines situations paraissent parfois exagéré et on se demande comment les héros survivent à certains coups, mais on finit par se dire que la force de la persévérance permet d'endurer tout cela. on ne se pose plus vraiment la question. Ca se lit facilement, et vite et après le premier volume, on se doit de continuer, que demander de plus...

Zombie Story

J'avais pris le pli au départ de ne parler que des romans que j'ai apprécié. mais bon je me suis dit quand même, quitte à écrire un peu sur quelque chose, autant que ça serve à éviter la catastrophe à d'autres.
Comme vous l'aurez compris en lisant ce blog, je lis beaucoup de littérature SF, fantastique et tutti, j'en suis fan et je ne suis pas toujours très regardant sur l'aspect littéraire (de toute façon la plupart sont traduits) si l'intrigue fonctionne. J'ai toujours pensé que la bonne littérature c'est avant tout quand ça marche.
Et bien là, je viens de tomber sur le truc qui ne marche pas, de la vraie littérature de blogueur débutant.
L'idée aurait pu paraître séduisante. Une invasion classique? mais voilà, l'auteur a voulu en faire trop au point qu'il a fini par se perdre.
Pour résumer, une invasion classique de zombie, un héros, des survivants. C'est à peu près le scénario. Mais David Wellington que j'ai pourtant adoré sur Vampire Story a voulu innover dans un genre où l'innovation est très délicate.
Loin de moi l'idée d'entrer dans le débat entre zombies rapides et zombies lents, ce n'est même pas le problème. Ici, on est sur une sorte de collectif zombie avec même un zombie pensant sur le premier tome. bref, les zombies seraient des Borgs? Enfin on ne va pas jusque là non plus mais on peut craindre le pire, tellement que je n'ai pas lu les autres tomes.
Un héros, tout sauf crédible, des situations clichés, enfin vous aurez compris que je n'ai pas aimé du tout. Je ne comprends pas le battage qu'il y a eu autour de cet ouvrage vendu comme la nouvelle génération des auteurs de fantastique.
Mauvais et pis c'est tout.

mercredi 16 juillet 2014

La route de woodbury

Nous avons vu comment Philip Blake a pris la route pour finir à Woodbury. Ce que nous n'avons pas vu c'est comment Philip Blake devient le gouverneur qui règne en maitre incontesté du village de Woodbury. La fin de l'ascension du gouverneur le laisse présager.
Mais le sujet ici n'est pas directement le gouverneur.
Il s'agit de l'histoire de Lilly Caul. Après la chute d'Atlanta, Lilly fait comme tout le monde et survit, d'abord avec une masse de réfugiés qui tente de s'organiser (plutôt mal d'ailleurs) puis comme elle le peut. On retrouve dans son histoire celle des héros de The Walking Dead. Les romans de Robert Kirkman et Jay Bonansinga sont issus tout droit de la BD (et série) éponyme.
Lilly donc survit et souffre aussi. Elle finit dans le village de Woodbury, une bourgade à l'abri des rodeurs, fortifiée, où il fait bon vivre. En apparencve.
Lilly s'intègre comme elle le peut à la vie communautaire mais se rend compte très vite que les agissements du gouverneur et de ces hommes ne sont pas aussi clairs qu'il n'y parait. L'homme se comporte comme un tyran sous des traits forts sympathique.
Ce qui apparait excellent dans l'ouvrage, c'est le côté politique. On sait tous que dans le cas d'une épidémie de zombie, le pire ce ne sont pas les zombies mais certains survivants. L'humanité montre alors sa face la plus sombre et c'est ce que Lilly découvre peu à peu. Peu à peu elle devient un contre pouvoir et affronte le gouverneur, politiquement surtout et tente le coup d'Etat. A vous de lire ce qu'il en advient.
J'ai trouvé le roman sympa, tout comme l'ascension du gouverneur. On y retrouve le coté très humain et psychologique du premier volume, on s'attache aux personnages, on souffre avec eux....
Finalement, l'histroire de Lilly c'est l'histoire de n'importe quel habitant de Woodbury, des anonymes oubliés dans the walking dead auxquels ce roman rend un peu justice.

dimanche 13 juillet 2014

Chroniques de l'Armageddon: journal d'un survivant face aux zombies


passer d'une littérature très confidentielle et rare à une littérature prolifique, le genre zombies connaît son heure de gloire avec ses succès et ses déplorables tentatives (on ne reviendra pas sur le très mauvais zombies island et ses suites par exemple).
Chroniques de l'armageddon fait partie de ces romans qui surfent sur la vague et qui s'en sortent plutôt bien. Bien sûr puisque j'en parle ici c'est qu'il ne s'agit pas de grande littérature  portée sur le podium par des intellectuels auto proclamés. Non c'est de la littérature de zombies. ça se lit plutôt bien, c'est très vivant.
Donc que se passerait-il en cas d'apocalypse zombie. la question a suscité de nombreuses réponses. En voici une un peu différente.
Le héros, un soldat en permission, se retrouve rapidement déserteur lorsque l'épidémie se propage. pas par lâcheté, parce qu'il a réfléchi et que les ordres ne lui semblaient pas convenir. Rapidement, il se retrouve seul, organise sa survie.
Pour passer le temps, il prend la décision d'écrire tous les jour et dès qu'il le peut une sorte de journal. Et là est l'originalité du titre. Le roman est raconté sous forme de journal ce qui le rend très vivant et prenant.
Le héros est donc militaire et dispose de certains atouts: il connaît les armes, sait piloter etc. mais ne vous attendez pas à un rambo face aux zombies. Il a des atouts ce qui lui vaut de survivre mais ne rend pas sa tache plus facile pour autant.
Tout débute dans son quartier. Il finit par le quitter avec l'aide d'un voisin. Et l'aventure prend alors un autre tour.

le style des zombies eux-mêmes est classique. Ils restent très cons, mi lents mi rapides, hein pour plaire un peu à tout le monde, mais pas tous, et là vous verrez aussi une nouveauté plutôt bien trouvée.
je n'ai pas pu décrocher et ai attendu le tome 2 puis le tome 3 avec impatience.
C'est vivant, surprenant, et change considérablement de la masse de littérature zombie.
C'est en poche c'est pour ça que je le lis et en ebook pour les adorateurs des DRM.
J.L Bourne, l'auteur est lui même militaire ce qui lui vaut de maîtriser plutôt très bien son sujet sur bien des points. Donc pas de rambo, pas de survivalisme futuriste, juste du possible...
A lire absolument.

vendredi 2 août 2013

Le virus Moningstar

Dans la sous littérature il y a forcément des zombies. Alors, quand j'en trouve, j'en lis.
Enfin des zombies pas totalement.

Le Virus Morningstar est une série de Z.A Recht un jeune auteur récemment décédé malheureusement, qui modernise le genre en modifiant les origines virales et les effets mais aussi en s’attachant à décrire l'impact du virus sur la société et pas seulement sur les protagonistes.
Le virus en question apparaît en Afrique. Il est alors question essentiellement de découvrir les arcanes des recherches virologiques. très rapidement, une scientifique de l'armée américaine met en garde sur les failles dans le système face à un tel virus.
Et là tout s'enchaîne, le virus prend une ampleur inattendue et l’épidémie devient mondiale. Alors attention, nous n'avons pas affaire ici à du zombie type Roméro, mais à du zombie moderne type 28 jours plus tard. D'ailleurs, il n'est nullement question de zombies dans l'ouvrage mais de porteurs car il s'agit d'une infection. le virus morningstar a plusieurs effets et agit en deux temps ce qui crée deux types d'infectés: les mouvants et les trainants. Les mouvants sont des porteurs infectés suite à morsure ou transmission sanguine. Ils sont vivants mais rendus complètement fous pr le virus. Ils peuvent mourir comme tout humain. Leur caractéristique principal est de disposer de toutes les qualités physiques d'un humain mais sans sensation de douleur, ce qui les rend extrêmement dangereux. Les trainants eux, sont des mouvants dans un deuxième stade. Après la mort du porteur (mouvant), le virus réactive les fonctions nerveuses, et le mouvant mort revient à la vie. Il est désormais un véritable zombie.
Enfin, on ne va pas spoiler. Les deux volumes abordent le sujet sous des angles différents. le premier s’attache à la découverte et la propagation du virus. On y assiste à une manipulation de l’information notamment par les autorités américaines, qui conduit perversement à la diffusion du virus. L'armée américaine, pour contenir le virus en Afrique place une barrière en Égypte et c'est là que tout s'enchaine et que l'humanité perd la possibilité de contenir l'infection. l second volume, Les cendres des morts, est une sorte de road movie ou quelques forces restantes tentent de rejoindre un centre de recherche de l'armée.
La force de la série tient dans la description de personnages attachants malgré leurs défauts mais surtout au fait qu'il n'y a pas de véritable héros. Étrangement, l'auteur n'hésite pas à sacrifier des personnages bien connus, ce qui rend le tout très humain et prenant. Deuxième atout, les deux équipes qui tentent d rejoindre ce centre sont hétéroclites, constitués au gré des circonstances. Du soldat d'élite en passant par l’infirmière, le héros n'est pas forcément celui que l'on croit. Et bien sur, les ennemis ne sont pas les seuls zombies. c’est un trait propre à toute œuvre zombiesque,les humains sont capables du meilleur comme du pire.
Je n'en sis pas plus pour vous laisser découvrir. Malgré le décès de l'auteur, le volume qui devait clore a série sortira tout de même, en septembre 2013 en France.
Franchement, c'est un des meilleurs dans le genre, c'est plutôt bien écrit (enfin traduit) et c'est prenant.

dimanche 28 juillet 2013

Blind Lake

A Crossbank et Blind Lake, les scientifiques observent les planètes et de très très près. Les humains ont inventé une technologie quantique de pointe leur permettant d'observer le système solaire et bien au delà. A Crossbank, ils observent une planète sans vie intelligente mais de toute beauté. Mais la diffusion télévisée commence à lasser. A Blind Lake, les scientifiques parviennent à observer une planète dotée de vie et d'une vie passionnante. La technologie quantique leur permet de suivre la vie du "homard". Mais la créature a une vie morne, réglée comme une horloge.
Mais, subitement, Blind Lake est mis en quarantaine sans que personne sache pour quelle raison. Et dans le même temps, la créature qui jusque là suivait un rythme monotone entreprend un voyage quitte ses habitudes et  parcourt une partie de la planète vers une destination inconnue.


Je ne suis pas un grand fan de Robert Charles Wilson mais celui-ci est assez surprenant. Qui observe qui? Je ne vais pas spoiler, ce n'est pas du tout ce que l'on attend!

334

Dans les sous genre, il y a d'abord la science fiction.  Grand fana de la chose, j'en lis des tonnes. Mais comme je ne peux tout lire, je découvre parfois des nouveautés qui n'en sont pas. A l'occasion d'un prêt, je trouve, 334. Déjà le titre est étrange pour un bouquin de SF, pas de résumé en quatrième de couverture. Bref, je ne connais, pas, ça ne me dit rien du tout, donc il faut que je découvre.
Et là, la découverte est totale. Thomas Disch est un auteur assez hors norme dès le premier coup d'oeil sur le bouquin. Hors norme parce que ça date des années 1970 et que pas grand monde en a entendu parler. Hors norme par les thèmes évoqués et hors norme par le style.
34, c'est l'adresse d'un immeuble banal et commun. Mais surtout, c'est l'adresse d'un immeuble dans un futur qui pourrait ne pas être si lointain. La terre est sur peuplée. Imaginez un mode où les hommes enfantent à la place de leur femme s'ils le souhaitent, un monde où pour se faire un peu d'argent, des employés de la morgue sont prêts à vendre des cadavres, un monde où le mariage entre femmes est normal, un monde où la vie virtuelle est tout aussi importante que la vie réelle, un monde où le droit d'enfanter est lié à votre quotient intellectuel.
Alors, vous vous direz, ben c'est aujourd'hui ou presque, ou c'est très hippie le truc selon votre idéologie de départ. Ben voilà, le genre de science fiction que propose le recueil de nouvelles 334. Un futur qui pourrait très bien être notre présent.
Bon d'accord c'est très marqué seventies, ça sent l'amour libre, la marie-Jeanne et tout et tout.
Mais voilà, c'est un genre de SF très marquant par son réalisme, son pessimisme aussi. Attention ici, pas de héros, pas de anti héros, juste des gens qui vivent comme ils le peuvent, ou ne le peuvent pas d'ailleurs.
C'est assez excellent à lire mais étrangement, cela ne donne pas envie de lire un autre ouvrage de l'auteur dans l'immédiat.
Une sorte d'extra terrestre de la SF entre Fanrenheit 4551 et  Soleil vert mais dans un monde flower power.
Très bon mais très étrange.

samedi 2 juin 2012

L'ascension du gouverneur

Les lecteurs de the walking dead connaissent le gouverneur, ce tyran sanguinaire qui dirige la ville de Woodsbury d'une main de fer, obligeant les prisonniers a se battre dans une arène contre des morts vivants, ou amputant ses ennemis. Tout le monde sait désormais qu'il vit avec une petite morte vivante qu'il affectionne particulièrement. Pour ceux qui ne le connaissaient pas,  vous le connaissez désormais.
cet ouvrage ne reprend en rien les personnages de TWD mais se concentre exclusivement sur le gouverneur, qui il est, d'où il vient, pourquoi devient-il le gouverneur?

 Le déroulement prend place au début de l'infection. On surprend Philip Blake, son frère, et deux amis, accompagnés de la fille de Philip à faire le ménage dans une maison infectée pour pouvoir y passer la nuit.
S'ensuit un périple conduisant la petite troupe à Woodbury où une grande suprise vous attend mais je n'en dirai pas plus.
On retrouve toute l'atmosphère de TWD dans cet ouvrage mais en changeant de personnages, de façon de penser et d'agir. On retrouve ces humains peut être moins humains que les morts vivants.
Ca se dévore, ça saigne, ça provoque des sentiments. on vit vraiment cette tranche de vie.
Quelques heures de bonheur en perspective.